Se serrer les coudes… pas les mains !

Chaque année au printemps, l’Assemblée générale de notre association pointe son nez accompagnée d’une Journée d’Utilité Ludique, moment de partage, de création et de légèreté…

Bien évidemment, ce moment de rencontre est remis à plus tard, comme nous avons dû interrompre nos ateliers Théâtre Impro, Arts plastiques et Plantes sauvages…

Bien sûr, nous espérons que « l’après » ne tarde pas trop, que nos villages se relèvent de cette période sans trop de dommages et plus que jamais, que ces épreuves nous amènent à nous rapprocher plutôt que de nous éloigner…

En attendant de vous retrouver, nous vous partageons ce très beau (et fort!) texte de Christian Camviel, de l’association Cavalli, notre colocataire sur les Quais du Lot!

Humeur mauvaise… La chute de l’Empire Humain ? 

Il y a plus de cinquante ans, mon père, avec son bon sens paysan, avait pressenti les désastres à venir…Nous habitions sur un promontoire rocheux sur le Causse Comtal, tout près de Bozouls. Au printemps, on entendait une mélodie de 20 à 30 rossignols sous la ferme natale, des nuées de moineaux et leurs conciliabules à n’en plus finir, on voyait des lapins, des lièvres et des courlis, des truites farios, des vairons, gougeons et des écrevisses grises au Dourdou, des centaines d’hirondelles et leurs nids accrochés au poutres de l’étable, des chauves souris, des centaines d’insectes divers sur le pare brise de la voiture ( c’était un bon signe !) , des milliers d’abeilles qui butinaient … des…
A la fin de sa vie, seul deux rossignols ont joué leur partition musicale, une douzaine d’hirondelles, le Dourdou à sec, un vol de quelques moineaux….Et toute sa vie, il avait prélevé, et non saccagé : « on va laisser ces petites écrevisses, ça sera pour l’année prochaine… ».
Tristesse.
Et l’Homme, créature la plus prospère de l’histoire du vivant, assujetti la Terre : il réduit les espaces de vie, bâtit, élimine, traite avec les pesticides pour être rentable, ne supporte ni loup, ni ours, ni renard, ni oiseaux de proie, ni… A un moment donné, il faudra accepter le sursaut du monde sauvage avec le retour de certaines espèces si l’on veut éviter notre chute.
Depuis la Révolution du Néolithique, l’Homme arrogant, prétentieux, orgueilleux… comme dans toute révolution, sème la terreur. Il s’est autoproclamé chef du vivant et s’est propulsé au sommet de l’échelle pour dominer. Et comme l’écrit Sylvain TESSON, tous les Hommes défendent la même cause : la leur.
L’archéopaléontologie montre que les taux d’extinction, avant la propagation de l’Homme sur la planète, étaient invariablement faibles et que les extinctions étaient des évènements relativement rares. La biomasse de mammifères sauvages a diminué de 82%, les écosystèmes naturels ont perdu environ la moitié de leur superficie et un million d’espèces sont menacées d’extinction ainsi que 25% des espèces végétales. (Rapport mondial sur la biodiversité). Une extinction de masse causée par l’Homme se prépare : l’extinction de l’Holocène. (Réchauffement climatique, tornades, pandémie, un continent de plastiques, bientôt plus de 8 milliards d’humains…). Jusqu’ou la Terre pourra-t-elle supporter cette pression ?
Le problème est posé : peut-on y remédier ?
L’Homme a oublié une chose essentielle : l’EQUILIBRE, la double nature des choses, le yin et le yang dans la philosophie chinoise, deux forces opposées mais complémentaires, le verre à moitié plein ou à moitié vide, le « donnant-donnant ». Actuellement cet Equilibre entre la Nature et l’Homme est rompu, brisé : jusqu’à ces derniers jours, la Terre avait du mal à respirer, l’Humain respirait assez bien… Aujourd’hui la Terre commence à mieux respirer, l’Humain respire moins bien. La pandémie est portée par le choix d’organisation du monde, le choix de certains décideurs, le mouvement effréné de notre société de consommation, le désir ardent du toujours plus en laissant de côté ceux qui ont toujours moins.
Ou est l’Equilibre ?
« Sans solidarité collective, aucune société humaine ne peut fonctionner » écrit Yural Noah Harari, historien. L’homme arrogant, individualiste, superficiel, matérialiste doit laisser place à une révision totale de notre mode de vie. La nature nous fait comprendre qu’elle est à bout de souffle avec l’essoufflement total de notre système. Il faut une « réforme de soi-même » (Rimbault). L’Equilibre urgent et nécessaire doit débuter au plus vite : à l’arrogance, prônons l’humilité, à la vitesse, l’éloge de la lenteur, à la surconsommation, le en ai-je envie ou vraiment besoin, à la frénésie des déplacements, bougeons moins mais mieux, à la circulation effrénée des marchandises, éloge à la proximité, au local…. au superflu, privilégions l’essentiel, à…..
Retrouvons rapidement l’Equilibre dans notre existence.
La catastrophe, due à une petite bestiole invisible issue de la nature à cause de l’Homme, va-t-elle enfin faire réfléchir l’Humain ? J’ai le sentiment que la Terre ne veut plus de nous, qu’elle veut exclure l’Homme. Nous sommes tous des mortels et cette prise de conscience actuellement donne du sens à la vie, à notre vie mais la menace qui se dessine à l’horizon, et qui est dans nos gènes, c’est l’oubli.
En quoi le vol des moineaux, des courlis seraient ils moins intéressant que le taux de la bourse ? Jules renard rendait hommage à la Nature avec des mots : ses leçons de choses redessinaient la vie, recréaient le peuple de l’herbe, du ciel, des montagnes et des lacs…Il voyait une araignée : »Toute la nuit, au nom de la lune, elle appose ses scellées ». Il voyait un ver luisant (où sont-ils- actuellement dans les lumières de la nuit ?) et il écrivait : « Que se passe-t-il ? Neuf heures du soir, et il y a encore de la lumière chez lui. » L’Homme, comprendra-t-il la beauté de ce qui nous entoure ? Ce dernier est actuellement confiné, ‘en cage’ : il vit ce qu’il fait vivre à certains animaux qui passe toute leur vie en cage, loin du bien être. Comprendra-t-il ?
Empruntons dès à présent un nouveau chemin et bifurquons vers une véritable HUMANITE : savoir écouter, observer, partager, être solidaire, « regarder le réel dans les yeux » (Hegel), s’émerveiller du simple, vénérer ce dont on jouit, tout est suffisant… « Le bonheur est de continuer à désirer ce que l’on possède » (St Augustin). Dans tous les cas de figure, la Nature Mère n’a pas besoin de l’Homme, mais les Hommes ont un besoin crucial d’Elle…
Le mot de la fin est laissé à Sylvain Tesson : « En dépit de la haute opinion qu’il se fait de lui-même, l’Homme finit devant sa soupe ».
Christian CAMVIEL ;
Citoyen de la Terre.

Les ateliers plantes de Patricia

Les ateliers plantes mensuels de Patricia Lacombe reviennent avec le printemps! 🌸💐🌱

Retrouvez-la le samedi 21 mars à 14h30 (fin de l’atelier à 17h) à notre salle des bords du Lot.

Au programme : ail des ours et salades sauvages et confection d’un pesto! 🍴👩🏼‍🍳

Matériel à amener : chaussures adéquates, ciseaux, sacs papier, loupe, petit pot à confiture, amandes ou noix ou noisettes ou pignons de pin, huile d’olive.

Tarif : 20€ + adhésion à La parenthèse (montant libre).

Inscription obligatoire : 0671346041 / 0565485280

Prochaines dates : à Espalion les 18 avril, 16 mai et 13 juin (matin)

3ème gratiféria et vente au profit de Jamais sans toiT

Les 7 et 8 mars 2020: un week-end pour donner et recevoir 💕🤝

Le samedi de 14 à 17h, La parenthèse propose une «gratiféria» dans ses locaux.

Le mot gratiféria est un néologisme espagnol, contraction de «gratis» et «feria», qui signifie foire gratuite. Ce phénomène, né en Argentine en 2010, se répand depuis un peu partout dans le monde.
Il s’agit d’un moment d’échanges, sans argent : on apporte ce qu’on souhaite donner, ce dont on n’a plus l’utilité et qui peut faire le bonheur de quelqu’un d’autre… Et on repart avec ce qui nous plaît !
On peut proposer vêtements, bibelots, livres, disques, vaisselle, légumes, confitures, graines, CD, jouets… le tout en bon état bien entendu !
L’idée est de donner une deuxième vie aux objets mais aussi d’échanger des services, des idées, de se rencontrer et de discuter.
A la fin de l’après-midi, un goûter « tiré du sac » sera proposé et les donneurs pourront reprendre les objets qui n’ont pas trouvé preneur OU en faire don à La parenthèse qui organise le lendemain dimanche de 14 à 17h une vente au profit de l’association départementale «Jamais Sans Toit».

Renseignements auprès de Colette: 06 33 72 18 11

Atelier sur le thème de l’autorité avec l’association PaZapaS – Projet d’école

Nous sommes heureux d’accueillir une nouvelle fois l’association Pazapas -Projet d’école pour un week-end consacré à l’éducation et plus particulièrement à l’autorité.

Cet atelier qui aura lieu les 11 et 12 janvier dans nos locaux à Espalion sera animé par Brigitte Cassette d’Altern’educ ASPRE .

Plus d’informations auprès de Caroline : 06 25 28 48 36 / ecolepazapas@yahoo.fr

Création Kamishibaï

À l’approche de Noël, nous vous proposons de partager un moment d’échange précieux avec votre enfant, votre neveu ou nièce, petite-fille ou petit-fils en imaginant et racontant à plusieurs voix une histoire, grâce au kamishibaï, petit théâtre en bois traditionnel du Japon. ⛩🇯🇵
Isabelle Poudevigne vous guidera tout au long de votre création 🎭

Bricole de Noël le 8 décembre

Cette année, envie de créer vos propres décos de Noël ? 🎅🏽🌟☃️🌲🎀
Rejoignez-nous le 8 décembre, seul-e- ou en famille et nous réaliserons ensemble des modèles tels que bougeoirs en mosaïque, marionnettes, origamis et pompons (animaux, père Noël, bonhommes de neige…) ou laisserons notre imagination s’envoler à partir des matériaux de récupération glanés deci delà…
Atelier gratuit (adhésion montant libre).
Goûter partagé à la fin de la journée (spécialités maison bienvenues 😋!)